Comité régional : Moments forts de la première journée

WHO

Turkey’s Minister of Health Dr Mehmet Müezzinoğlu, WHO Regional Director for Europe Zsuzsanna Jakab and WHO Deputy Director-General Dr Anarfi Asamoa-Baah at the 63rd session of the Regional Committee for Europe

La soixante-troisième session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe est ouverte par le président exécutif sortant du Comité régional, le docteur Lars-Erik Holm, et débute par une allocution de bienvenue du docteur Mehmet Müezzinoğlu, ministre turc de la Santé, adressée aux ministres et délégués de 51 États membres de la Région européenne de l’OMS.

Élection du bureau

  • Le docteur Mehmet Müezzinoğlu, ministre turc de la Santé, est élu président de la soixante-troisième session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe.
  • Le docteur Daniel Reynders, de Belgique, est élu président exécutif.
  • Le docteur Ray Busuttil, de Malte, est élu vice-président exécutif.
  • Mme Dagmar Reitenbach, d’Allemagne, est élue rapporteur.

Discours inaugural du docteur Mehmet Müezzinoğlu, ministre turc de la Santé

Après avoir souhaité la bienvenue en Turquie aux délégations et aux autres participants, le docteur Müezzinoğlu, ministre de la Santé, évoque l’engagement permanent de son pays en faveur de politiques sanitaires centrées sur la personne, reposant sur des bases factuelles, équitables et durables. Il explique que, grâce à cet engagement au plus haut niveau de son gouvernement, la santé est considérée comme une responsabilité multisectorielle et que le secteur de la santé est ouvert aux autres. Parmi les faits récents dans ce domaine figure l’élaboration du Plan d’action stratégique national 2013-2017, suivant les principes de Santé 2020.

Le ministre présente la façon dont la Turquie œuvre à la bonne santé des personnes dans l’ensemble de la société et explique qu’elle s’efforce de faire en sorte que chacun ait accès à des soins de santé de qualité. Il attire l’attention sur le fait que les pays ne devraient pas limiter leurs services de santé à leurs propres citoyens, mais qu’ils devraient également être sensibles aux besoins humanitaires dans le domaine de la santé. Par exemple, la Turquie fournit les mêmes services de santé aux personnes déplacées originaires de la République arabe syrienne qui se trouvent actuellement dans le pays. Le docteur Müezzinoğlu invite l’OMS à concevoir de nouveaux mécanismes pour aider les pays en situation d’urgence, de sorte qu’ils puissent être activés lorsque cela s’avérera nécessaire. Il annonce que l’OMS va ouvrir un bureau local dans le sud de la Turquie afin de soutenir l’action sanitaire en faveur des personnes concernées par le conflit en République arabe syrienne.

Pour conclure, le ministre fait observer que « rien n’est plus précieux dans la vie que le droit à la santé » et exprime l’espoir que cette session du Comité régional pour l’Europe débouchera sur des décisions qui apporteront une contribution précieuse à la santé des habitants de la Région.

Allocution du docteur Anarfi Asamoa-Baah, directeur général adjoint de l’OMS

Abordant l’évolution de la santé dans la Région européenne de l’OMS d’un point de vue mondial, le docteur Anarfi Asamoa-Baah, directeur général adjoint de l’OMS, félicite les États membres et le Bureau régional d’avoir prévu, au moins vingt ans avant le reste du monde, qu’il fallait s’employer à agir sur les changements de mode de vie ayant une incidence sur les maladies non transmissibles. Il note par ailleurs que la Région a défendu l’idée de la couverture sanitaire universelle bien avant qu’elle ne devienne un maître-mot très répandu.
Se référant à l’ordre du jour de cette année, le docteur Asamoa-Baah souligne l’importance du plan d’action sur la santé mentale, en expliquant que : « ce plan, parce qu’il s’attaque au problème du bien-être mental en période de crise économique, qu’il respecte la dignité humaine et qu’il fait naître l’espoir, mérite le plus haut niveau de soutien ». Il met par ailleurs en garde la Région contre le fait de se considérer comme « une île » séparée des autres régions du monde, en citant l’évolution des caractéristiques démographiques des maladies transmissibles, avec l’aggravation de la menace que constituent les maladies à transmission vectorielle et les épidémies actuelles de rougeole et de rubéole.

Le directeur général adjoint conclut son allocution en rendant hommage, au nom du directeur général, à la directrice régionale pour l’Europe, Zsuzsanna Jakab, pour son rôle moteur et ses qualités d’anticipation.

Discours inaugural de Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, consacré à l’activité de l’OMS/Europe

Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, donne une vue d’ensemble des progrès et problèmes en matière de santé publique dans la Région européenne de l’OMS. Elle présente le travail du Bureau régional au cours de l’année écoulée, en soulignant l’importance de la mise en œuvre et de la responsabilité, suite à l’adoption l’an dernier de Santé 2020, la politique-cadre européenne pour la santé et le bien-être.

« La mise en œuvre de Santé 2020 témoigne de l’engagement de tous nos États membres à améliorer la santé de nos populations européennes et des générations à venir. Cela montre comment, en agissant sur tout le spectre des déterminants de la santé, on récolte plus d’avantages pour la société, notamment des avantages sociaux, communautaires et économiques. Je suis totalement convaincue que l’OMS/Europe aidera tous ses États membres à mettre en œuvre Santé 2020 à la lumière des contextes et des besoins nationaux, et entraînera de réels changements », déclare Zsuzsanna Jakab.

Mme Jakab évoque les nombreux progrès récents et les défis actuels en matière de santé dans l’ensemble de la Région.

  • Le taux de mortalité maternelle a diminué de 54 % depuis 1990, et la Région européenne présente la plus faible mortalité maternelle au monde. Néanmoins, les risques de décès dû à des causes en rapport avec la grossesse et l’accouchement peuvent être plus de 40 fois supérieurs dans la Région selon l’endroit où les femmes vivent et se voient administrer des soins de santé. L’OMS/Europe aide les pays à lutter contre ce manque d’équité et, avec l’engagement résolu des ministères de la Santé, on observe actuellement des améliorations dans la qualité des soins de santé maternelle, grâce aux enseignements acquis.
  • La Région européenne a enregistré une nette diminution de la consommation d’alcool par adulte au cours des 20 dernières années, mais, malgré cette baisse générale, d’ailleurs plus marquée dans le sud de l’Europe, on observe une tendance à la hausse dans la partie orientale de la Région. Le Plan d’action européen visant à réduire l’usage nocif de l’alcool fournit une structure pour des options stratégiques efficaces. À ce jour, 37 pays se sont dotés d’une politique nationale ou sous-nationale sur l’alcool et, dans 10 autres, une politique nationale est en cours d’élaboration.
  • Grâce à l’introduction d’un nouveau test de diagnostic moléculaire révolutionnaire, on estime maintenant que plus de la moitié des cas de tuberculose multirésistante sont actuellement dépistés, et le pourcentage de patients soignés est passé à 96 % en 2012. Les taux de réussite des traitements varient cependant selon le contexte, allant de 18 à 80 %. L’OMS/Europe collabore avec les États membres et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour combler ces lacunes.
  • Les pays de l’ensemble de la Région subissent les effets immédiats et à long terme de la crise économique sur la situation sanitaire. Toutefois, les participants à la réunion de haut niveau d’Oslo, en avril, où se sont rencontrés les secteurs de la santé et de la finance, ont fait valoir que même avec une enveloppe budgétaire restreinte, les gouvernements et les ministres de la Santé avaient le choix et pouvaient privilégier des domaines et des services qui encouragent la croissance économique et renforcent l’équité.
  • Une mission interinstitutions des Nations Unies pour l’évaluation des besoins de santé coordonnée par l’OMS dans des camps situés dans le sud de la Turquie a conclu que des services de santé de bonne qualité étaient fournis aux Syriens sous protection temporaire de la Turquie. En étroite consultation avec les autorités turques, l’OMS/Europe renforce sa capacité d’intervention en assurant la présence de l’OMS sur le terrain dans le sud de la Turquie.

Invitant chacun – premiers ministres, organisations de la société civile et citoyens – à jouer son rôle dans la mise en œuvre de Santé 2020, Zsuzsanna Jakab conclut : « Notre Région, à la fois belle et complexe, constitue l’espace de vie pour 900 millions d’habitants de la planète, et environ 90 langues y sont parlées... Sa diversité nous donne une occasion unique de puiser dans un incroyable réservoir d’expertise et d’expérience. »

Débats en séance plénière sur l’activité de l’OMS/Europe

Suite à l’exposé de la directrice régionale, un très large soutien s’exprime en faveur de Santé 2020. De nombreux délégués expliquent comment ils mettent leurs politiques sanitaires nationales en conformité avec les buts et objectifs de Santé 2020, ou comment ils élaborent de nouvelles politiques nationales d’après ce cadre. Plusieurs délégués rattachent également la mise en œuvre de Santé 2020 à la définition du programme de développement pour l’après 2015, ainsi qu’à l’importance de la promotion de la couverture sanitaire universelle. Des activités sont également menées au niveau sous-régional, en particulier par le Réseau-santé de l’Europe du Sud-Est et un groupe de petits États, dans le but de coordonner les efforts en vue de la mise en application de Santé 2020.

Exprimant sa détermination à mettre en œuvre Santé 2020, la délégation de Lituanie, au nom de tous les États membres de l’Union européenne, souligne par ailleurs que les cibles nationales doivent tenir compte des différents niveaux de développement des pays. Elle s’inquiète également du fait que les États membres doivent prendre en compte les ressources financières et administratives requises pour mettre en œuvre les initiatives existantes avant d’en adopter de nouvelles. La délégation norvégienne reprend à son compte l’inquiétude quant à la répartition en trop petites quantités des ressources.

L’Autriche et l’Allemagne soulignent qu’il est nécessaire de s’engager durablement dans la lutte contre la tuberculose multirésistante et de prendre conscience du problème des cas importés. Les délégations de l’Allemagne et du Royaume-Uni plaident en faveur d’une meilleure sensibilisation aux risques liés à la résistance aux antimicrobiens. La République de Moldova évoque les défis pour la santé que constituent actuellement d’autres maladies transmissibles, notamment la rougeole et la rubéole.

La délégation de la Fédération de Russie fait état de l’engagement à long terme de son pays à s’attaquer aux maladies non transmissibles, et la Turquie attire l’attention sur l’importance de l’application de mesures de lutte contre le tabac et le trafic de tabac.

Le processus de réforme de l’OMS bénéficie d’un large soutien.

Prenant note des priorités et préoccupations exprimées lors des interventions des États membres, Zsuzsanna Jakab explique que le présent Comité régional accordera une large place à la responsabilisation et la communication d’informations. S’agissant du problème du nombre croissant de résolutions et d’engagements et du caractère limité des ressources, la directrice régionale ajoute que la session examinera les résolutions prises au cours des dix dernières années, désactivera celles qui ne sont plus pertinentes et mettra en place un système permettant d’en élaborer de nouvelles. Elle remercie les États membres pour les évolutions importantes en matière de santé dans leurs pays et pour leur ferme engagement en faveur de la mise en œuvre de Santé 2020.

Conférence de presse

Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, et le docteur Mehmet Müezzinoğlu, ministre turc de la Santé, s’adressent à plus de 20 journalistes et agences de presse turcs lors d’une brève conférence de presse.

Mme Jakab exprime ses remerciements pour la très fructueuse collaboration entre l’OMS et la Turquie et félicite ce pays d’avoir réussi à faire baisser la mortalité infantile et maternelle, à mettre en place des mesures de lutte antitabac, et à faire évoluer le système de soins de santé mentale vers un système de proximité. Elle présente en outre deux nouveaux points inscrits à l’ordre du jour de cette semaine : un plan d’action européen sur la santé mentale et un cadre régional pour la surveillance et la lutte contre les moustiques invasifs et vecteurs de maladies et les maladies réémergentes à transmission vectorielle.

Le docteur Müezzinoğlu déclare qu’il approuve les questions inscrites à l’ordre du jour de la soixante-troisième session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe et se dit absolument convaincu que la réunion contribuera à améliorer les activités en matière de santé dans l’ensemble de la Région.

Déjeuner ministériel sur les déterminants sociaux de la santé et la gouvernance de la santé

Le professeur Michael Marmot, qui a dirigé la rédaction du rapport sur les déterminants sociaux de la santé et la fracture sanitaire dans la Région européenne de l’OMS, présente aux ministres et chefs de délégation les principales conclusions de ce rapport. Il fait observer qu’il existe des inégalités persistantes et importantes entre les différentes parties de la Région européenne et que, bien que certains des pays aient des niveaux de santé parmi les plus élevés, on constate une aggravation du manque d’équité quant aux conditions de vie et à une baisse de la mobilité et la cohésion sociales, même dans ces pays plus nantis. Conséquence attendue de ces changements : le manque d’équité en santé augmente plutôt qu’il ne diminue dans de nombreux pays. La crise économique que l’on traverse depuis 2008 a aggravé cette tendance et fait apparaître des inégalités sociales et économiques marquées d’un pays à l’autre et au sein d’un même pays.

Le professeur Marmot indique que les pays devraient avoir deux objectifs précis : améliorer le niveau moyen de santé et réduire le manque d’équité de sorte que les plus défavorisés atteignent le niveau de santé des plus favorisés.

Prenant part au débat, le professeur Ilona Kickbusch, coordinatrice d’un rapport sur la gouvernance et la santé qui a également été à la base de l’élaboration de Santé 2020, ajoute que la santé et la réduction des inégalités dans ce domaine sont les fruits d’une bonne gouvernance. Elle attire l’attention sur la nécessité de dépasser le concept de la santé dans toutes les politiques et de rechercher des synergies et des avantages communs grâce à une action intersectorielle.

Séance d’information technique sur les questions de financement

La réforme du budget programme de l’OMS est abordée lors d’une séance d’information technique organisée à l’heure du déjeuner. Cette réforme, qui s’inscrit dans le cadre plus large du processus de réforme de l’OMS, entend garantir une plus grande responsabilité et mettre les budgets nécessaires en adéquation avec les ressources disponibles. L’une des avancées décisives de ce processus est la mise en place d’un dialogue sur le financement, qui rassemble les États membres et les donateurs afin qu’ils examinent les questions financières, et donc qu’ils améliorent la prévisibilité et la souplesse des financements et renforcent la transparence.

Comité permanent du Comité régional

Le docteur Ray Busuttil, surintendant de la Santé publique, Malte, et président par intérim du vingtième Comité permanent du Comité régional (CPCR), fait rapport sur les activités de ce comité au cours de la période 2012-2013. Le CPCR, qui agit au nom du Comité régional, le représente et le conseille, a examiné l’ordre du jour de la session de cette année et a estimé que celle-ci devrait faire le bilan de la mise en œuvre des politiques, des stratégies et des programmes adoptés par de précédentes sessions, plutôt que d’en adopter de nouveaux. Néanmoins, la session examinera deux nouvelles initiatives : un plan d’action européen sur la santé mentale et un cadre régional sur les moustiques invasifs et vecteurs de maladies et les maladies réémergentes à transmission vectorielle. Le docteur Busutill indique que, lors de l’évaluation de la mise en œuvre de Santé 2020 et de l’achèvement du cadre de suivi, la session devrait s’attacher à alléger la charge qui pèse sur les pays.

Le CPCR a constitué deux sous-groupes, l’un sur la gouvernance interne dans le cadre de la réforme de l’OMS, et l’autre sur l’affectation des ressources qui commencera après la présente session. Par ailleurs, le CPCR a accordé une attention particulière aux bureaux géographiquement dispersés (GDO), et a évalué une ébauche et un processus de développement de modèles opérationnels pour les nouveaux GDO. Il a notamment recommandé la création de deux nouveaux GDO, l’un pour les soins de santé primaires au Kazakhstan et l’autre pour la préparation aux situations d’urgence humanitaire et sanitaire en Turquie, et fait le bilan des activités des GDO de Barcelone, Bonn et Venise Il a en outre lancé un examen des résolutions adoptées depuis 2002 visant à faire le point et à établir si elles restent pertinentes et en adéquation avec Santé 2020.

Réforme de l’OMS

Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, rend compte des progrès importants réalisés l’an dernier sur le plan de la réforme de l’OMS, grâce en grande partie à l’engagement sans précédent et à la participation active des États membres. Elle en explique les conséquences pour le Bureau régional et la Région et met l’accent sur les importantes contributions régionales apportées au débat mondial.

Au chapitre de la réforme programmatique, le douzième Programme général de travail 2014-2019 a été approuvé dans son intégralité par l’Assemblée mondiale de la santé et avec le soutien total de l’ensemble des Régions de l’OMS. Il est considéré comme une amélioration significative par rapport à ses éditions précédentes et constitue la base du premier budget programme pour 2014-2015. La Région européenne compte plus de pays et de bureaux de pays que n’importe quelle autre Région et le Bureau régional doit donc optimiser ses ressources techniques à Copenhague principalement grâce à un modèle de prestation multipays et interpays. En outre, on adoptera dorénavant l’angle de Santé 2020, qui est en parfaite adéquation avec les politiques mondiales, lors de l’élaboration de toutes les politiques et stratégies ainsi que de tous les programmes. La mise en place d’un nouveau processus partant de la base devrait être achevée d’ici 2016-2017.

La réforme de la gouvernance concerne à la fois la gouvernance interne de l’OMS et le rôle de l’Organisation sur la scène sanitaire mondiale, laquelle exige une définition claire des rôles et responsabilités dans les organisations qui se consacrent à la santé internationale, dont le nombre ne cesse de croître. Le Bureau régional s’implique de plus en plus dans les partenariats hébergés et renforce sa collaboration avec des acteurs essentiels à l’échelle internationale. Les questions de gouvernance interne portent sur la réorganisation des méthodes de travail et des rôles du Comité régional et du CPCR avec ceux des organes directeurs mondiaux.

La réforme de la gestion vise à garantir la prévisibilité, la transparence et la souplesse du futur financement de l’OMS. Un premier dialogue de financement mondial a eu lieu l’année dernière entre les États membres et il est aujourd’hui à l’étude dans chaque région. Cela reste un formidable défi, mais Mme Jakab a bon espoir qu’à l’issue d’un deuxième dialogue de financement, en novembre, le financement complet et souple nécessaire pour 2014-2015 sera assuré.

Imre Hollo, directeur de la division Administration et finances, évoque la planification opérationnelle en cours pour 2014-2015 et explique dans quelle mesure elle répond aux exigences de la session du Comité régional de l’an dernier. Les frais de personnel prévus ont baissé et ne représentent que 56 % des coûts totaux, et cinq des six catégories d’activités sont inscrites au budget dans les limites des coûts prévus. La cinquième catégorie à elle seule est surprogrammée, pour la raison exceptionnelle que la résistance aux antimicrobiens comme les exigences du Règlement sanitaire international en ce qui concerne la sécurité sanitaire sont une priorité absolue. Dans d’autres domaines, M. Hollo indique qu’il sera difficile de réduire davantage les dépenses sans une redéfinition des priorités par les États membres, dans le cadre de leurs accords de collaboration biennaux avec l’OMS, de leurs stratégies de coopération nationale avec l’OMS et de leurs activités multipays et interpays.

Dans l’ensemble, les délégués accueillent avec satisfaction les exposés présentés, félicitent le Bureau régional pour son rôle de pionnier dans le processus de réforme financière de l’OMS, pour sa proposition de lancement sur Internet d’un portail sur le financement, pour l’« étoile Polaire » que constitue Santé 2020, qui oriente désormais leur travail, et pour l’approche de la planification partant de la base ; un délégué encourage vivement les autres États membres à apporter leur contribution au dialogue actuel sur la réforme financière.

Zsuzsanna Jakab pense que les efforts conjugués du directeur général et de l’ensemble des Régions ont permis d’accomplir d’importants progrès. Certes, des défis nous attendent pendant la période 2014-2015, mais elle compte les voir résolus d’ici 2016-2017 et, si l’approche partant de la base est la voie à suivre, elle ne doit pas pour autant exclure une approche de la direction du sommet vers la base.

Moments forts de la journée de mardi

  • Publication du rapport sur les déterminants sociaux de la santé et la fracture sanitaire dans la Région européenne de l’OMS
  • Séance d’information technique sur la prévention des mauvais traitements et autres expériences négatives dans l’enfance
  • Conclusions de récentes conférences sur la promotion de la santé, la nutrition et les maladies non transmissibles, et les systèmes de santé en période de crise économique mondiale
  • État d’avancement de l’initiative européenne Environnement et santé
  • Présentation du cadre régional pour la surveillance et la lutte contre les moustiques invasifs et vecteurs de maladies et les maladies réémergentes à transmission vectorielle