Moments forts de la première journée de la session du Comité régional – Un but : une santé plus équitable et plus durable pour l'Europe

WHO/Franz Henriksen

(From left to right) Zsuzsanna Jakab, WHO Regional Director for Europe, Dr Margaret Chan, Director-General of WHO, HRH Crown Princess Mary of Denmark and Dr Daniel Reynders, the outgoing Executive President of the Regional Committee for Europe.

La soixante-quatrième session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe (CR64) est ouverte par le président exécutif sortant du Comité régional, le docteur Daniel Reynders (Belgique) et débute par une allocution de Son Altesse Royale la princesse Mary de Danemark.

Élection du bureau

Les membres élus du bureau du CR64 sont les suivants :

  • président : M. Nick Hækkerup, ministre de la Santé du Danemark
  • président exécutif : Dr Ray Busuttil (Malte)
  • vice-président exécutif : Dr Taru Koivisto (Finlande)
  • rapporteur : Dr Alex Leventhal (Israël)

Allocution inaugurale de M. Nick Hækkerup, ministre de la Santé du Danemark

Après avoir été élu président du CR64, M. Hækkerup ouvre son allocution en soulignant l’action vitale de l’OMS et de ses États membres, aux plans régional et mondial.

« Les résultats auxquels nous allons parvenir aujourd’hui et les jours suivants, déclare-t-il, sont très importants, car ils auront des conséquences sur la vie quotidienne de centaines de millions de citoyens européens : par exemple, un enfant victime de maltraitance, un parent confronté tous les jours aux difficultés d’une maladie chronique, un homme combattant son obésité ou encore une femme enceinte ayant besoin d’un vaccin essentiel. Nous devons tout mettre en œuvre pour améliorer la vie de ces personnes. »

M. Haekkerup insiste sur l’importance du projet de Plan d’action européen pour une politique alimentaire et nutritionnelle et de la Stratégie européenne pour la santé et le développement des enfants et des adolescents, qui seront discutés dans les prochains jours.

Allocution de Son Altesse Royale la princesse Mary de Danemark

Après avoir souhaité la bienvenue aux représentants, Son Altesse Royale, protectrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, évoque les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les discussions sur le programme de développement pour l’après-2015.

« Parmi les questions qui me tiennent à cœur, affirme Son Altesse Royale, sont celle de la prévention de la mortalité maternelle, celle de l’égalité entre les sexes, ou encore celle de la santé et des droits sexuels et génésiques, qui doivent devenir une réalité pour tous, indépendamment de l’identité des personnes ou de leur lieu de vie. »

Son Altesse Royale appelle à accélérer les progrès accomplis vers la réalisation des OMD et à intégrer dans le futur cadre de développement des thèmes tels que la couverture sanitaire universelle, les maladies non transmissibles, et la santé et les droits sexuels et génésiques.

Son Altesse Royale mentionne certains points à l’ordre du jour du CR64, parmi lesquels ceux qui ont trait à son intérêt pour la santé de l’enfant et de l’adolescent (tels que la stratégie relative à ce sujet), le Plan d’action européen pour les vaccins, qui met l’accent sur l’égalité d’accès à la vaccination, et l’épidémie actuelle d’obésité chez les enfants, à laquelle s’attaque le Plan d’action européen pour une politique alimentaire et nutritionnelle.

Son Altesse Royale conclut son allocution en soulignant sa détermination constante à promouvoir la santé et plaider en sa faveur. Elle invite les participants à partager leur expérience et leurs opinions pour faire progresser le programme d’action en faveur de la santé, dans la perspective de l’échéance des OMD fixée à 2015, et au-delà de cette date.

Discours inaugural de Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, consacré à l’activité du Bureau régional

Évoquant les 5 années écoulées depuis le début de son mandat en 2010, la directrice régionale note que plusieurs facteurs – la charge des maladies non transmissibles et de leurs déterminants, la récession économique et l’austérité, la minoration des fonctions de santé publique, la réduction de l’accès aux services et les inégalités croissantes en santé – indiquent qu’il est nécessaire d’accorder une importance accrue à la santé dans les programmes d’action politique.

Santé 2020 a été élaboré en réponse à ces problèmes, pour renouveler et unifier le cadre politique de la Région européenne de l’OMS. Dans la perspective des 5 prochaines années, l’OMS/Europe aidera à consolider et à appliquer pleinement Santé 2020 aux niveaux régional, sous-régional et national.

« Nous voulons davantage d’équité dans le domaine de la santé et des liens plus étroits entre santé et développement durable », affirme la directrice régionale. « Notre but sera de faire en sorte que la santé en Europe soit plus équitable et plus durable. »

Mme Jakab cite de nombreuses réussites collectives et indique la voie à suivre dans un certain nombre de thèmes de santé.

  • Des progrès substantiels ont été accomplis en matière de réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans (objet de l’OMD 4) : dans le Caucase et en Asie centrale, elle est passée de 49 à 36 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 2005 et 2012. La nouvelle Stratégie européenne pour la santé des enfants et des adolescents 2015-2020 fixe des domaines d’action prioritaires.
  • Parmi les 190 millions d’enfants et d’adolescents âgés de moins de 18 ans que compte la Région, 18 millions ont, d’après les estimations, été victimes d’agression sexuelle, 44 millions ont subi des maltraitances physiques, et 55 millions, des maltraitances mentales. Le projet de Plan d’action européen pour la prévention de la maltraitance des enfants contient des conseils sur l’adoption d’approches intersectorielles de la prévention.
  • Grâce au Plan d’action pour la mise en œuvre de la stratégie européenne pour la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles, le nombre d’États membres possédant des politiques intégrées de lutte contre les maladies non transmissibles a beaucoup augmenté. Cependant, des évaluations récentes de la prise en charge de ces maladies ont montré que plusieurs points demeurent préoccupants : le caractère universel de l’accès aux médicaments essentiels pour le traitement de l’hypertension, du diabète et des cancers ; la faiblesse, voire l’absence, d’utilisation des services ; le faible recours aux évaluations du risque cardiovasculaire et une utilisation inappropriée du dépistage des cancers.
  • La Région européenne présente le nombre le plus élevé de Parties (50) à la « Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac », mais elle est également celle où le tabagisme est le plus important chez les adultes. La Déclaration d’Achgabat sur la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles, approuvée par les États membres en 2013, œuvre à parvenir à une Europe sans tabac.
  • Environ 350 000 nouveaux cas de tuberculose apparaissent dans la Région chaque année, d’après les estimations. Le taux de suivi du traitement a augmenté, passant de 63 % en 2012 à 96 % en 2013, mais son taux de succès est moins satisfaisant et reste largement variable.
  • À mesure que le « Plan d’action européen en matière de VIH/sida 2012-2015 » était mis en œuvre, la disponibilité des services de dépistage et de conseils a augmenté. De louables progrès ont été accomplis pour éliminer la transmission mère-enfant du VIH, et le nombre de personnes suivant un traitement antirétroviral est en nette hausse. Néanmoins, les cas de VIH continuent de croître, avec une hausse de 7 % depuis 2010.
  • •    Pour la première fois, des données ont été diffusées sur la résistance aux antimicrobiens et sur la consommation d’antibiotiques dans plusieurs pays non membres de l’Union européenne (UE).
  • Des flambées de rougeole et de rubéole, et la poursuite de la transmission de ces virus menacent la réalisation de l’objectif d’élimination de ces maladies d’ici à 2015. Une surveillance de grande qualité et une forte immunité de la population sont nécessaires pour assurer l’éradication mondiale de la poliomyélite. Le projet de Plan d’action européen pour les vaccins souligne qu’il est important d’offrir un accès équitable à des vaccins et des services de vaccination de qualité, sûrs et économiquement abordables.
  • L’OMS/Europe soutient l’intervention mondiale contre la flambée de virus Ebola en Afrique de l’Ouest ; 3 membres du personnel ont été déployés et 23 autres se préparent à un futur déploiement.
  • La Région a élargi ses opérations de riposte à plusieurs crises humanitaires et catastrophes naturelles, dont les inondations dans les Balkans. Elle a apporté un soutien aux populations réfugiées de République arabe syrienne et aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays en Ukraine.
  • Pour renforcer les systèmes de santé, l’action de l’OMS/Europe a privilégié certains domaines essentiels, tels que le renouvellement de l’attention portée aux soins de santé primaires, le déchiffrage et la communication sur les conséquences de la crise économique sur la santé, la promotion de la couverture sanitaire universelle, la formation et le renforcement des capacités en financement de la santé, au moyen de stages de formation pilotes.
  • L’OMS/Europe améliore continuellement ses ressources analytiques et en information : elle a par exemple mis sur pied une université d’automne sur l’information et les bases factuelles en santé pour l’élaboration de politiques.
  • Elle a accru la portée et l’intensité de son activité conjointe avec des partenaires, notamment la Commission européenne et les pays exerçant la présidence du Conseil de l’UE, la société civile, de nouveaux types de partenariats et des partenariats en évolution, et les États membres, dans le cadre d’outils tels que les stratégies nationales de coopération.
  • L’OMS/Europe a renforcé sa communication pour améliorer la disponibilité des informations et leur accessibilité, et rendre les processus de gouvernance plus transparents. Elle a eu recours aux médias sociaux pour toucher de nouveaux publics.
  • Les bureaux géographiquement dispersés d’Allemagne, d’Espagne et d’Italie ont beaucoup contribué à l’action de l’OMS/Europe. L’ouverture planifiée de ce type de bureau en Fédération de Russie, au Kazakhstan et en Turquie augmentera encore ses capacités techniques.

Débats en séance plénière sur l’activité de l’OMS/Europe

Les représentants expriment leur constante gratitude pour l’action, le soutien et les orientations de l’OMS dans la Région européenne, sous la vigoureuse impulsion de la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, Zsuzsanna Jakab.

  • En qualité de présidente du Conseil de l’UE, l’Italie s’exprime au nom de tous les États membres de l’UE et fait part de son inquiétude au sujet des inégalités dans la Région, notamment dans le domaine de l’accès aux services de santé ; elle fait en particulier référence à la discrimination fondée sur le sexe ou l’orientation sexuelle. Le représentant renouvelle également le soutien de l’UE au processus de réforme de l’OMS et appelle à poursuivre les progrès accomplis dans le domaine des relations de l’OMS avec les acteurs non étatiques.
  • Le représentant du Tadjikistan remercie l’OMS/Europe pour son soutien constant, notamment dans l’élaboration d’une stratégie et feuille de route en faveur de l’amélioration de la santé des femmes et des enfants dans le pays.
  • L’Allemagne considère que la hausse des cas de tuberculose multirésistante dans la Région est un motif d’inquiétude majeur et apprécie l’accent que met l’OMS/Europe sur le renforcement des systèmes de santé, citant la flambée actuelle de virus Ebola comme une nouvelle preuve du besoin de systèmes forts.
  • Le représentant de la Turquie souligne l’importance de la sécurité sanitaire, compte tenu de la situation de la Turquie, « au seuil de l’Europe ». Faisant référence à la stratégie nationale de coopération, en cours d’élaboration, entre la Turquie et l’OMS, le représentant souligne l’importance des États membres, qui doivent jouer un rôle actif dans l’organisation et la gestion des activités de l’OMS.
  • L’Islande remercie l’OMS/Europe pour l’objectif qu’elle poursuit – une meilleure santé pour les populations d’Europe – et l’action qu’elle mène en ce sens.
  • Évoquant l’évolution sanitaire du pays, le représentant de la Fédération de Russie cite l’amélioration de la médecine préventive et de la distribution des médicaments. Le pays est déterminé à lutter contre les maladies non transmissibles au niveau mondial et invite les experts à se rendre à l’inauguration du bureau géographiquement dispersé, qui se tiendra ultérieurement à Moscou en 2014 et offrira l’occasion d’échanger des opinions sur ce sujet.
  • La France se dit préoccupée du maintien des inégalités en santé, et considère que l’accès aux soins représente « un rêve lointain pour de nombreuses personnes ». Le représentant rappelle l’engagement de la France dans l’initiative Environnement et santé, comme le montre l’accueil à Paris en avril 2014 de la réunion de haut niveau sur les transports, la santé et l’environnement. Le pays envisage également d’accueillir la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) en décembre 2015.
  • Le représentant de l’Espagne décrit la stratégie nationale en faveur de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, qui est axée sur les facteurs de risque et favorise la santé tout au long de la vie. L’Espagne accueillerait la cinquième réunion du Conseil ministériel européen de l’environnement et de la santé en 2015. La flambée de virus Ebola rappelle l’importance de disposer de bons systèmes de surveillance et la responsabilité de l’Europe dans l’assistance aux pays affectés.
  • La Pologne loue également le rôle de l’OMS dans la lutte contre l’épidémie de virus Ebola, apprécie l’action de l’OMS/Europe contre les maladies non transmissibles et exprime son soutien en vue de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition, organisée conjointement par l’OMS et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui aura lieu à Rome (Italie) en novembre.
  • Le représentant de la Grèce remercie la directrice régionale et le directeur général pour leur action de mise en œuvre de Santé 2020 et de formulation du programme de développement pour l’après-2015. La Grèce appelle également à l’adoption d’un cadre clair pour les activités de l’OMS avec les acteurs non étatiques.
  • Le représentant de la Norvège met en exergue l’importance de la santé des adolescents en elle-même, dans la stratégie pour la santé des enfants et des adolescents. Il fait également allusion à de nouvelles estimations de l’OMS sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé et à l’action de la Norvège avec d’autres États membres dont la France, pour préparer un projet de résolution de l’Assemblée mondiale de la santé sur ce thème.
  • Le représentant de la République de Moldova explique que la présence d’un bureau de pays est importante pour l’action d’un ministère de la Santé.
  • S’exprimant au nom du Réseau-santé de l’Europe du Sud-Est (SEEHN), le représentant de l’ex-République yougoslave de Macédoine décrit le développement du réseau depuis sa fondation et ses efforts en faveur d’une approche pangouvernementale de ses activités. La création de centres d’excellence sur des thèmes tels que les maladies transmissibles et la santé mentale a renforcé la collaboration entre ses membres, ce qu’a illustré l’intervention au plan infrarégional pour faire face aux inondations dans les Balkans.
  • Le Portugal indique que ses objectifs sanitaires sont conformes à Santé 2020 et fait référence à la signature ce jour de la stratégie nationale de coopération avec l’OMS. Le représentant remercie également la directrice régionale pour son rapport et son vigoureux rôle d’impulsion.
  • Le représentant du Kazakhstan explique comment le pays développe les soins de santé primaires dans les régions isolées, pour améliorer l’accès aux soins de santé pour tous, le rendre équitable et opportun. Elle décrit également la progression des principaux indicateurs de santé de la mère et de l’enfant.
  • M. Heimo Laakkonen, directeur du bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) pour l’Europe orientale et l’Asie centrale, évoque les progrès accomplis vers la réalisation des OMD relatifs à la santé, et le rôle joué par l’OMS dans ces progrès. Il souligne que les droits sexuels et génésiques sont au cœur du développement durable et appelle à la promotion d’un programme de développement pour l’après-2015 « dans lequel chacun compte, y compris le plus vulnérable ».

Déjeuner ministériel sur la santé dans le programme de développement pour l’après-2015

Les ministres et chefs de délégation participent à un déjeuner organisé pour discuter des progrès et de l’intensification des efforts pour atteindre les OMD relatifs à la santé, de même que des dialogues et des consultations destinés à fixer les objectifs de santé pour l’après-2015.

Il est communément admis que le programme de développement pour l’après-2015 dans son ensemble sera appuyé sur le principe du développement durable, dans lequel la santé fait figure de condition préalable, de réalisation et d’indicateur de succès.

En guise de suggestion initiale en vue de futurs objectifs de développement, le Groupe de travail ouvert sur les objectifs de développement durable a soumis un « projet d’objectif 3 : jouir d’une vie en bonne santé pour tous, à tous les âges ». Le groupe de travail ouvert a reconnu que la couverture sanitaire universelle était capitale pour le développement durable.

Le processus d’élaboration des objectifs de développement durable incluait la recherche des voies susceptibles de les réaliser. Dans la Région européenne de l’OMS, les équipes de pays des Nations Unies dirigeaient les dialogues nationaux sur ce sujet jusqu’à la fin de l’année. Les ministres de la Santé sont invités à tenir leurs représentants nationaux à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, qui a lieu du 16 septembre au 1er octobre 2014, informés des discussions relatives au secteur de la santé.

Séance d’information technique sur la migration et la santé

La séance d’information tient lieu de forum offrant la possibilité de discuter les aspects de la migration relatifs à la santé publique, d’expliquer l’action de l’OMS/Europe et son soutien aux États membres, et de déterminer les futurs domaines d’activité. Elle est suivie par 7 États membres et des représentants d’organisations non gouvernementales (ONG).

Les crises économiques, les catastrophes naturelles, les conflits armés et l’insécurité alimentaire provoquent le déplacement de millions de personnes, menaçant de ce fait leur santé. Les migrants peuvent être davantage exposés aux problèmes de santé évitables, notamment les inégalités, les modes de vie nuisibles à la santé, les infections, le manque d’accès aux soins, la stigmatisation sociale et les troubles de santé physique et mentale.

L’OMS/Europe œuvre étroitement avec les États membres au sein du projet « Migration et santé publique en Europe », par exemple, pour mieux préparer le secteur de la santé, renforcer les capacités en santé publique et mieux faire face à la migration liée à des situations d’urgence.

Les questions abordées au cours de la séance d’information portent sur l’assistance et les examens de santé lors de l’arrivée des migrants, la gestion des flux massifs de migration, l’encombrement des centres d’accueil, les moyens de faire face à la violence contre les femmes, les difficultés posées par les migrants sans document d’identité, leur situation vaccinale et le poids économique des services offerts. Un large accord se dégage sur l’engagement à fournir des soins de santé et un soutien aux migrants, et sur la nécessité de disposer d’une approche commune de ce défi partagé.

Comité permanent du Comité régional

Le docteur Ray Busuttil, président du vingt et unième Comité permanent du Comité régional de l’Europe (CPCR) et président exécutif du CR64, présente le rapport sur l’activité du CPCR en 2013-2014. Ses 5 sessions ordinaires ont été axées sur la préparation du CR64 et sur la recherche de méthodes propres à rendre l’action du CPCR plus transparente et à encourager la participation active de tous les États membres.

Le CPCR reporte à une session ultérieure du Comité régional, 3 points de l’ordre du jour proposés par le secrétariat : une stratégie de partenariat, une stratégie de pays et un cadre d’information sanitaire.

Le sous-groupe du CPCR sur la gouvernance a élaboré des propositions visant à rendre plus transparent et impartial le système de désignation des membres du Conseil exécutif et d’élection des membres du CPCR. Un test pilote de ces propositions a été effectué ; celles-ci seront affinées par le prochain CPCR. Le sous-groupe présente également des propositions sur la soumission de résolutions et le renforcement de l’implication des ONG dans les sessions du Comité régional. Elles sont approuvées par l’ensemble du groupe.

Le sous-groupe du CPCR sur la mise en œuvre de Santé 2020 informe sur les modes de collaboration avec les autres secteurs et la société civile, pour promouvoir les approches pangouvernementales, pansociétales et de la santé dans toutes les politiques. Il informe également sur la mise au point d’outils, de cibles et d’indicateurs pour appuyer la mise en œuvre.

Faisant référence à la surveillance par le CPCR de la performance et du budget de l’OMS/Europe, le docteur Busuttil se dit préoccupé par les poches de pauvreté (sous-financement) de certains domaines de programme, tels que les maladies non transmissibles. En application d’un conseil du CPCR, une approche ascendante est cependant adoptée pour l’élaboration du budget 2016-2017, ce qui assure que ses fondements seront plus solides que ceux des précédents budgets. Il représentera également les priorités de la Région, d’après le président du CPCR.

Représentant, conseillant et agissant au nom du Comité régional lors de chacune de ses sessions ordinaires, le CPCR examine et formule les points de l’ordre du jour de la soixante-quatrième session du Comité régional, pour veiller à ce qu’ils soient conformes à Santé 2020 et cohérents avec le programme d’action mondial.

Réforme de l’OMS

Dans un quatrième rapport annuel consécutif sur la réforme de l’OMS, le directeur général de l’OMS, le docteur Margaret Chan, et la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe décrivent les progrès accomplis et les diverses conséquences pour la Région européenne, notamment le budget programme, l’allocation stratégique des ressources et le cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques. Le rapport fait partie d’une série concrétisant l’engagement à accroître la transparence au sujet de la réforme, qui a été pris durant le CR61. Il indique que des progrès significatifs ont été accomplis pendant les 12 derniers mois pour faire avancer le programme de la réforme, en particulier dans les domaines de la flexibilité, de la transparence et des moyens de rendre le financement plus prévisible.

La directrice régionale explique qu’un dialogue accru avec les États membres sur les finances de l’OMS augmentera la confiance placée dans le secrétariat.

Une réforme programmatique conséquente des principes de planification et d’établissement de budgets comprend une méthodologie de planification ascendante, notamment une planification préliminaire approfondie avec les pays, pour déterminer les priorités, et un examen soigneux des ressources régionales.

Dans le domaine de la réforme de la gouvernance, de nettes avancées sont constatées : accès électronique aux réunions des organes directeurs, meilleure gestion des projets de résolution et utilisation d’un nouveau système de vote électronique pour l’élection du directeur général. Ces efforts et d’autres mesures constituent un pas en direction d’une transparence accrue pour tous les États membres.

Des progrès satisfaisants ont été accomplis dans le domaine de la réforme de la gestion : ils concernent le dialogue sur le financement, l’allocation stratégique des volants budgétaires, le financement des frais administratifs et de gestion, et les moyens d’être plus prévisibles et plus transparents pour les États membres.
Les États membres partagent les louanges tout comme les préoccupations que leur inspirent les réformes. Leurs commentaires portent sur la nécessité de se pencher sur les relations avec les acteurs non étatiques, d’accroître les liens avec les ONG et les universitaires et d’adopter une approche interactive des retours d’information envoyés par les États membres.

Répondant aux déclarations des États membres, le directeur général explique que tout changement nécessite une discipline de la part des États membres, car ils pilotent l’Organisation.

Le docteur Hans Troedsson, sous-directeur général de l’OMS pour l’administration, décrit le budget programme 2016-2017. Il précise les améliorations récentes : une coopération technique plus ciblée, grâce à l’identification ascendante des priorités au niveau des pays, une meilleure définition des rôles et responsabilités des 3 niveaux de l’OMS et une harmonisation plus fidèle au moyen des réseaux de catégories et de secteurs de programmes.

Divers États membres réagissent à la discussion. L’Italie, s’exprimant au nom des États membres de l’UE, exprime son soutien constant aux efforts soutenus, tout en appelant de ses vœux une poursuite des progrès et une clarté accrue sur toutes les questions ayant trait à la réforme. Les autres délégations soutiennent la demande de l’orateur, à savoir que l’OMS améliore sa gestion fondée sur les résultats et les données de l’estimation des coûts, qui doivent comprendre des indicateurs de réalisation qui responsabilisent le secrétariat.

D’autres idées importantes sont exprimées, parmi lesquelles le besoin de flexibilité pour satisfaire les demandes potentielles apparaissant lors des flambées et des crises, et veiller à ce qu’une attention et des fonds suffisants soient accordés aux questions d’environnement et de santé.

Signature de la stratégie de coopération avec le Portugal

Au cours d’une réunion bilatérale matinale, le ministre de la Santé du Portugal et l’OMS signent une stratégie nationale de coopération. Celle-ci établit une vision qui permettra de créer une synergie et d’harmoniser les priorités de leadership de l’OMS et les politiques, stratégies et plans nationaux de santé du Portugal, pour la période 2015-2020. Il s’agit de la première stratégie nationale de coopération signée par un État membre de l’UE. 

Réunion informelle sur la collaboration avec les acteurs non étatiques

Ce dimanche 14 septembre, 22 États membres examinent ensemble le mode de collaboration avec les acteurs non étatiques, qui englobent les ONG, les organisations du secteur privé, les fondations philanthropiques et les établissements universitaires. Les États membres demandent que la réunion porte sur l’examen du projet de cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques, qui a été d’abord soumis à l’Assemblée mondiale de la santé en 2014, puis ouvert à la consultation par écrit pendant l’été. Ils souhaitent régler les questions en suspens et préparer une position commune pour la discussion de ce point par le Conseil exécutif en janvier 2015. Il est convenu que la conclusion de la réunion informelle soit présentée au CR64 pendant le débat consacré à cette question.

Conférence de presse

La directrice régionale de l’OMS pour l’Europe rencontre 15 journalistes danois et internationaux lors d’une conférence de presse le 11 septembre. Elle leur présente les stratégies et les plans principaux qui seront discutés et approuvés par les États membres au cours du CR64. Elle met en exergue le premier rapport sur la mise en œuvre de Santé 2020, le plan d’action quinquennal pour une politique alimentaire et nutritionnelle, le plan d’action européen pour les vaccins, celui pour la prévention de la maltraitance des enfants, et la nouvelle stratégie pour la santé des enfants et des adolescents. Aux côtés des autres membres de la direction de l’OMS/Europe, elle répond à une série de questions sur les moyens de mesurer la mise en œuvre de Santé 2020, les lieux de plus grande réticence face à la vaccination, la prise en compte des études des chercheurs et de l’industrie alimentaire sur l’alimentation dans les plans d’action en faveur de la nutrition et de l’alimentation, et les moyens de prévenir la maltraitance des enfants.

Séance d’information des ONG

Les représentants de 14 ONG assistent à une séance d’information le 14 septembre, abordant les principales questions traitées par le CR64, les manifestations parallèles organisées au cours de la semaine et leur participation.

Au total, 40 organisations de la société civile assistent au CR64, notamment celles qui entretiennent des relations officielles avec l’OMS, et des observateurs.

Moments forts de la journée de mardi

  • Allocution du docteur Margaret Chan, directeur général de l’OMS
  • Premier rapport sur la mise en œuvre de Santé 2020
  • Désignation du directeur régional de l’OMS pour l’Europe
  • Réunion de suivi sur la Charte de Tallinn et Conférence internationale commémorant le 35e anniversaire de la Déclaration d’Alma-Ata