La directrice régionale et le Premier ministre de la République de Moldova discutent de l’état d’avancement actuel de la réforme du système de santé

WHO/Igor Vrabie

Le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, s’est entretenue avec le Premier ministre de la République de Moldova, M. Pavel Filip, le 25 novembre 2016. La visite de la directrice régionale fut l’occasion de réaffirmer les solides relations existant entre l’OMS/Europe et la République de Moldova, d’examiner les progrès actuellement accomplis dans le secteur de la santé et d’aborder les priorités et les défis communs.

Le Premier ministre a exprimé sa gratitude à l’OMS pour l’appui que l’Organisation ne cesse d’apporter aux réformes du secteur de la santé, et à l’élaboration de documents stratégiques sur la modernisation de ce secteur. Il a souligné, en particulier, l’appui technique fourni récemment par l’OMS en matière d’harmonisation de la législation du secteur pharmaceutique, qui fait partie de l’acquis communautaire, à savoir l’ensemble des lois, des actes juridiques et des décisions de justice qui constituent le droit de l’Union européenne.

« Le secteur de la santé représente une priorité pour le gouvernement, et pour moi en particulier », a déclaré M. Filip. « Je m’investis largement dans la réforme du secteur de la santé, et il est encourageant de voir les progrès accomplis dans des domaines tels que l’amélioration de la qualité des services médicaux et la vente des médicaments essentiels à un prix abordable. » La directrice régionale a souligné l’importance du leadership du Premier ministre sur les questions de santé, et l’a assuré de l’appui indéfectible de l’OMS à cet égard.

La réunion, organisée à la suite de la visite de Son Altesse Royale la princesse Mary de Danemark en République de Moldova du 23 au 25 novembre 2016, a porté sur les sujets suivants :

  • les réformes du secteur de la santé, notamment la régionalisation des services hospitaliers et la réforme du modèle de prestation des services de santé ;
  • les politiques relatives aux médicaments et dispositifs médicaux, et d’autres réformes dans ce secteur à la suite de l’adoption d’une nouvelle législation sur les médicaments en parfaite conformité avec l’acquis communautaire ;
  • la mise en œuvre des dispositions de la législation nationale relative à la lutte antitabac ;
  • l’usage nocif de l’alcool et les possibilités d’intervention, notamment les politiques fiscales ;
  • la charge des maladies non transmissibles ;
  • l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action nationaux sur la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et la nécessité d’une approche intersectorielle en vue de s’attaquer à cette menace pour la santé publique.

Assurer le développement durable du secteur de la santé

La directrice régionale a félicité le Premier ministre pour les progrès réalisés par le ministère de la Santé dans les domaines de la vaccination et de la santé maternelle et infantile. Les taux de mortalité infantile ont en effet diminué de moitié au cours de ces 15 dernières années en République de Moldova, et la même tendance est observée en ce qui concerne la mortalité maternelle.

En 2016, l’OMS a validé l’élimination de la transmission mère-enfant de la syphilis dans le pays, une avancée prodigieuse dont peuvent d’ailleurs s’inspirer d’autres États membres de la Région. « La République de Moldova est un petit pays qui peut plus facilement relever les défis liés à la réforme des systèmes de santé. Vous pouvez compter sur le soutien de l’OMS pour assurer le développement durable du secteur de la santé et mener à bien les réformes nécessaires pour garantir la durabilité et la qualité des services médicaux », a insisté le docteur Jakab.

La République de Moldova continue d’améliorer la situation sanitaire de la population et l’équité à cet égard, et de réformer son secteur de la santé par la mise en œuvre du cadre politique européen Santé 2020 avec l’appui de l’OMS. La couverture sanitaire universelle et la prestation de services centrés sur le patient sont des objectifs prioritaires pour les autorités sanitaires du pays. Cette approche est d’ailleurs tout à fait conforme au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à ses objectifs de développement durable, qui promeuvent la pérennité du développement et de l’équité socioéconomiques ainsi que la santé et le bien-être pour tous, pour ne laisser personne de côté.