Journée internationale de la couverture sanitaire universelle : instaurer des systèmes de santé efficients donnant accès à des soins de qualité sans difficultés financières

Save the Children

Le 12 décembre, Journée internationale de la couverture sanitaire universelle, l’OMS réitèrera son engagement à aider les pays pour qu’ils puissent proposer à tous des soins de santé de qualité à un prix abordable.

En 2012, 193 États membres ont adopté officiellement une résolution des Nations Unies prévoyant de redoubler d’efforts pour évoluer vers la couverture sanitaire universelle (CSU), afin de garantir que tous aient accès aux services de santé dont ils ont besoin sans qu’ils ne rencontrent de difficultés financières provoquées par des paiements directs catastrophiques et ruineux.

Plus récemment, les États membres et la société civile ont placé la CSU au cœur des objectifs mondiaux de développement durable, renforçant ainsi le droit à la santé inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies. L’adoption de cette Déclaration est commémorée lors de la Journée des droits de l’homme, qui a lieu le 10 décembre de chaque année.

Mesurer l’évolution vers la CSU

Les pays peuvent suivre leur progression vers la CSU en mesurant 2 aspects de la performance des systèmes de santé : l’accès à des services de santé et la protection financière. Ce n’est pas seulement – et c’est un fait qui surprendra peut-être – les pays à revenu faible ou moyen qui ont du mal à accorder à tous un bon accès et une protection financière.

Quoique les pays européens aient ouvert la voie à un élargissement de la couverture sanitaire au cours du XXe siècle, certains acquis ont été détricotés. Par exemple, la couverture sanitaire s’est érodée après l’effondrement de l’Union soviétique, au début des années 1990, et à la suite de la crise financière mondiale qui s’est déclarée en 2008. Les chiffres d’Eurostat, le bureau des statistiques de l’Union européenne (UE), montrent que depuis 2009, les obstacles entravant l’accès à des services de santé se sont multipliés dans plus de deux tiers des pays à haut revenu de l’UE.

S’agissant de la protection financière, la plupart des pays européens ne disposent pas d’informations actualisées sur leur bilan en la matière. Afin de combler cette lacune, l’OMS/Europe a mis au point une méthode plus précise pour évaluer la protection financière, et produit désormais de nouvelles bases factuelles sur l’importance et les causes des paiements directs catastrophiques et ruineux dans la Région européenne de l’OMS. Des études détaillées par pays seront disponibles en 2017 ; elles seront suivies d’un rapport régional en 2018.

Lors de la session tenue en 2015 par le Comité régional de l’OMS pour l’Europe, les États membres se sont engagés à libérer l’Europe des dépenses de santé directes qui appauvrissent le patient. En œuvrant à la réduction des paiements directs, les pays de la Région peuvent briser le lien entre un recours à des services de santé et une dégringolade dans la pauvreté – ou un accroissement de la pauvreté.