Clôture de l’Assemblée mondiale de la santé : approbation d’une résolution sur la résistance aux antimicrobiens

La Soixante-septième Assemblée mondiale de la santé a pris fin le samedi 24 mai 2014, après avoir adopté plus de 20 résolutions sur des questions de santé publique d’importance mondiale.

Résolution sur la résistance aux antimicrobiens

Les délégués ont fait part de leur inquiétude croissante concernant la résistance aux antimicrobiens et ont vivement engagé les gouvernements à renforcer leur action nationale et la collaboration internationale. Pour cela, il faudra échanger des informations sur l’étendue de la résistance et l’utilisation des antibiotiques chez l’homme et chez l’animal, et sensibiliser les personnels de santé et le public à la menace que représente la résistance, à la nécessité de faire un usage responsable des antibiotiques et à l’importance d’une bonne hygiène des mains et d’autres mesures de prévention des infections.

Dans la résolution, les États membres sont instamment invités à renforcer les systèmes de gestion pharmaceutique, à soutenir la recherche pour étendre la durée de vie des médicaments existants et à encourager la mise au point de nouveaux produits diagnostiques et thérapeutiques.

Comme demandé dans la résolution, l’OMS établira un projet de plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, y compris la résistance aux antibiotiques, qui sera présenté à la prochaine Assemblée mondiale de la santé pour approbation.

Points saillants pour la Région européenne

  • Lors d’une intervention faite à la Commission B (questions financières et de gestion) dans le cadre de la discussion relative aux produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits, le délégué turc a mis en évidence l’importance de ce problème de santé publique. Il a expliqué que son pays avait instauré un mécanisme de suivi et de traçabilité des produits médicaux.
  • Dans les débats relatifs à l’intensification de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, Monaco s’est exprimé au nom de l’Union européenne (UE). L’UE soutient pleinement la décision du directeur général (du 5 mai 2014) de déclarer la propagation actuelle de la poliomyélite au niveau international « urgence de santé publique de portée internationale » ainsi que ses recommandations. Outre la surveillance de qualité de la paralysie flasque aiguë, l’UE a proposé de définir des normes fondées sur des bases factuelles pour la surveillance environnementale de la poliomyélite, à la suite d’un fait survenu récemment en Israël, où le poliovirus a été isolé dans les égouts grâce aux activités de surveillance. Monaco a également mentionné l’existence d’un lien étroit entre les conflits, l’insécurité et la propagation du poliovirus, et demandé que les mesures nécessaires soient prises pour garantir à la population comme aux agents de santé la couverture vaccinale la plus étendue possible dans les conditions de sécurité.