Lancement d’un nouveau groupe consultatif de l’OMS à Almaty pour façonner l’avenir des soins de santé primaires

WHO

Minister of Health of Kazakhstan, Dr Yelzhan Birtanov, and WHO Regional Director for Europe, Dr Zsuzsanna Jakab.

Les 20 et 21 juin 2017, des experts se sont réunis à Almaty (Kazakhstan) à l’occasion de la session inaugurale du Groupe consultatif sur les soins de santé primaires. La directrice régionale de l’OMS pour l’Europe a procédé à cette occasion au lancement du groupe consultatif en vue de développer les soins de santé primaires dans la Région européenne de l’OMS.

Lors de sa première réunion, le groupe consultatif a engagé un débat sur la préparation et la réactivité des soins de santé primaires afin de répondre aux besoins à venir dans le domaine sanitaire et social.

Le besoin de transformer et de construire de nouvelles relations

Dans son allocution d’ouverture, la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, le docteur Zsuzsanna Jakab, a remercié le gouvernement du Kazakhstan pour sa générosité et son leadership, 2 attributs qui ont rendue possible la mise en place de structures et d’instances uniques comme le groupe consultatif. Le Centre européen de l’OMS pour les soins de santé primaires, accueilli à Almaty par le gouvernement du Kazakhstan, fait d’ailleurs office de secrétariat.

Le docteur Jakab a rappelé aux participants les principes de la Déclaration d’Alma-Ata de 1978, un document visionnaire qui souligne la nécessité d’envisager la santé dans une perspective globale, tout en dispensant des services de proximité.

Dans son discours, le docteur Jakab a évoqué les besoins et le contexte des soins de santé primaires au cours des 40 années qui ont suivi l’adoption de la Déclaration. « Une chose est certaine : il faut transformer. Et pour ce faire, une action intersectorielle s’impose. Il importe à cet égard de forger des partenariats et de nouvelles relations, étant donné la participation croissante des patients et des populations. De nouvelles formes de relations doivent aussi être établies entre les prestataires de services de santé, ainsi qu’entre les communautés et les autorités locales, régionales et nationales », a-t-elle expliqué.«

On ne peut se contenter de changements marginaux », a-t-elle poursuivi. « Nos pays ont adopté des politiques, comme Santé 2020 et les objectifs de développement durable, qui ne visent pas le maintien du statu quo. »

Le ministre de la Santé, le docteur Yelzhan Birtanov, qui a participé à la réunion, a fait remarquer que le rôle de l’OMS dans le renforcement des systèmes de santé est particulièrement apprécié. « Cette réunion inaugurale constitue une occasion unique d’en savoir plus sur l’expérience des autres pays, et de partager nos opinions avec des experts internationaux dans le domaine des soins primaires », a-t-il déclaré.

Le ministre a souligné que les cliniques de soins primaires jouent un rôle fondamental dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Il a en outre ajouté que le Kazakhstan s’efforce de rapprocher les soins primaires de la population, et d’améliorer les polycliniques afin de mieux répondre aux besoins des patients.

Prochaines étapes

Ces prochaines années, les membres du groupe consultatif useront de leur expertise et de leurs compétences pour plaider en faveur du renforcement des soins de santé primaires. Ils faciliteront la collaboration avec les secteurs, partenaires et intervenants concernés, leur groupe servant de forum pour l’échange de savoir et de données d’expérience techniques.

Le groupe consultatif se penchera sur les 3 domaines clés énoncés dans le Cadre d’action européen pour la prestation de services de santé intégrés, adopté par les États membres de la Région européenne de l’OMS, dont le Kazakhstan, à savoir :

  1. mettre au point des modèles innovateurs en vue d’intégrer les soins de santé primaires aux services de santé publique ;
  2. améliorer la coordination entre les soins de santé primaires et d’autres services de santé, notamment les hôpitaux et services spécialisés ;
  3. intégrer soins de santé primaires et services sociaux, en raison notamment des besoins croissants d’une population vieillissante.