Résultats d'essais sans précédent : l'administration précoce d'antirétroviraux empêche la transmission du VIH

Une étude réalisée sur des couples sérodiscordants (un seul des deux partenaires est séropositif) révèle que l'administration précoce et systématique de médicaments antirétroviraux chez le partenaire infecté peut réduire de 96 % le risque de transmission du virus au partenaire non infecté.

Insuffisance de la couverture antirétrovirale en Europe

La couverture de la thérapie antirétrovirale reste faible dans la Région européenne de l'OMS. En 2009, dans les pays à revenus faible et intermédiaire de la Région, seulement 19 % des adultes dans le besoin ont reçu des antirétroviraux, alors que la moyenne mondiale était de 38 %.

Dans certains pays de la partie orientale de la Région, jusqu'à 60 % des personnes vivant avec le VIH/sida ne sont pas conscientes de leur infection. Bien que les toxicomanes par voie intraveineuse constituent le groupe le plus touché par le VIH/sida à l'est de la Région, ils représentent moins de 25 % de l'ensemble des patients recevant une thérapie antirétrovirale.

Le plan d’action européen en matière de VIH/sida

Des responsables européens de la santé ont examiné le projet de plan d'action européen en matière de VIH/sida pour 2012-2015 lors d'une réunion du dix-huitième Comité permanent du Comité régional pour l'Europe organisée les 14 et 15 mai à Genève. Le plan sera présenté aux États membres pour adoption en septembre 2011 à l'occasion de la soixante et unième session du Comité régional de l'OMS pour l'Europe.

Les résultats de l'étude renforcent l'appel de l'OMS/Europe à promouvoir la réalisation plus précoce de tests de dépistage et de services de conseils en matière de VIH, à assurer l'accès universel au traitement et aux soins pour les patients vivant avec le VIH/sida et à administrer plus rapidement une thérapie antirétrovirale à davantage de ces patients. Le recours aux antirétroviraux chez les toxicomanes par voie intraveineuse présente aussi l'avantage de réduire le risque de transmission du VIH à leur partenaire sexuel. On estime d'ailleurs que ce mode de contamination concourt à une part croissante de la transmission du VIH chez les hétérosexuels de la Région européenne.

La confirmation que le traitement antirétroviral empêche la transmission du VIH permet de nous rapprocher encore plus de l'objectif du Plan d'action européen, à savoir « stopper le VIH et commencer à inverser la tendance d’ici 2015 ».