De nouveaux principes directeurs soulignent la nécessité de rendre les services de lutte contre le VIH plus accessibles aux populations clés

WHO/James Hammond

Coverage in the eastern part of the Region increased from 23% of all people with HIV in need of ART (129 000) in 2010 to 35% (199 000) in 2012. Nevertheless, relatively few eligible people were starting ART and achieving viral suppression at that time. As a result, the numbers of AIDS cases and deaths in this part of the Region have increased by 47% and 13%, respectively, since 2010.

Selon de nouvelles lignes directrices de l’OMS, les pays doivent lever les obstacles juridiques et sociaux entravant l’accès de nombreuses personnes aux services de dépistage, de traitement et de soins contre le VIH.

La publication intitulée « Consolidated guidelines on HIV prevention, diagnosis, treatment and care for key populations » (Principes directeurs consolidés en matière de prévention, de diagnostic, de traitement et de soins contre le VIH pour des populations clés) décrit les démarches à entreprendre par les pays pour diminuer le nombre de nouvelles infections et améliorer l’accès aux services pour 5 groupes de population clés : les hommes ayant des rapports homosexuels, les personnes incarcérées, les toxicomanes par voie intraveineuse, les travailleurs du sexe et les transsexuels. Faute de proposer des services adaptés à ces groupes, les progrès de la Région et du monde entier dans la lutte contre le VIH seront compromis.

L’OMS a annoncé la publication de ces principes directeurs lors de la 20e Conférence internationale sur le sida qui s’est ouverte à Melbourne (Australie) le 20 juillet.

Un recours accru à la thérapie antirétrovirale dans la Région européenne

Ces principes directeurs sont publiés alors que de nouvelles statistiques soulignent la nécessité de maintenir les avancées mondiales dans la lutte contre le VIH. Le recours à la thérapie antirétrovirale (TAR) est plus fréquent dans la Région européenne de l’OMS. Bien qu’aucun pays à revenu faible ou intermédiaire n’ait encore fait suffisamment de progrès afin que l’objectif de 80 % de couverture par le TAR en Europe soit atteint pour 2015, le nombre de personnes bénéficiant d’un TAR a considérablement augmenté.

Dans la partie orientale de la Région, la couverture est passée de 23 % des personnes vivant avec le VIH et ayant besoin d’un TAR (129 000) en 2010 à 35 % (199 000) en 2012. Néanmoins, à cette époque, un nombre relativement peu élevé de personnes éligibles entamaient un TAR et parvenaient à une suppression virale. En conséquence, le nombre de cas de sida et de décès dus au sida a augmenté de 47 % et de 13 % respectivement depuis 2010.

Dans la partie occidentale de la Région, le nombre de personnes bénéficiant d’un TAR était élevé (560 000) et la plupart des pays ont atteint ou devraient atteindre l’objectif fixé pour 2015.

Des lacunes dans les plans nationaux concernant les besoins de groupes clés

Dans toute la Région, les efforts de prévention sont encore loin de correspondre aux besoins, notamment pour les populations clés. Les plans nationaux contre le VIH accusent toujours d’importantes lacunes s’agissant de répondre aux besoins des populations clés, qui sont moins susceptibles de bénéficier du même accès au traitement.

Dans certaines zones d’Europe de l’Est, par exemple, les toxicomanes par voie intraveineuse représentent plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH, mais seulement un tiers d’entre eux ont accès au TAR salvateur. Dans de nombreux pays, les lois qui criminalisent un certain comportement sexuel, la consommation de drogues, l’expression sexuelle ou l’orientation sexuelle perçue renforcent la discrimination. En outre, des simulations montrent que le risque de contracter une infection à VIH pourrait être 50 fois plus élevé pour les toxicomanes par voie intraveineuse que pour le reste de la population.

L’OMS/Europe va commencer à diffuser les nouveaux principes directeurs dans la Région en août 2014, à la fois en anglais et en russe.