Les politiques fiscales peuvent-elles réduire les maladies non transmissibles ?

Les pouvoirs publics ont de plus en plus recours aux politiques fiscales pour agir sur les facteurs de risque (tabagisme, usage nocif de l'alcool et alimentation peu saine) associés aux maladies non transmissibles. D'une manière spécifique, ces politiques se basent principalement sur la majoration de la fiscalité sur le tabac et l'alcool pour en réduire la consommation, et sur la promotion des régimes sains par l'instauration de subventions et de taxes sur les aliments.

L'un des objectifs du Plan d’action pour la mise en œuvre de la Stratégie européenne contre les maladies non transmissibles (prévention et lutte) 2012-2016 prévoit de « recourir pleinement aux politiques fiscales et au contrôle des pratiques de marketing pour influencer la demande de tabac, d'alcool et d'aliments riches en graisses saturées, en matières grasses trans, en sel et en sucre ».

L'OMS/Europe a rédigé un ensemble de documents politiques à l'appui des politiques fiscales, et conseillé les décideurs dans le domaine de la politique de santé, le plus récemment lors d'un séminaire international de formation organisé du 24 au 26 septembre 2012 en Lituanie.