27 % des femmes européennes subissent des violences de leur partenaire intime et/ou d’autres personnes

Un nouveau rapport publié aujourd’hui et intitulé Estimations mondiales et régionales de la violence à l’encontre des femmes révèle que 27,2 % des femmes de la Région européenne de l’OMS ont subi, au cours de leur vie, soit des violences physiques ou sexuelles par un partenaire intime, soit des violences sexuelles par une personne autre que leur partenaire, voire même les deux.

Les estimations pour la Région européenne sont basées sur des données provenant des pays à revenus faible et intermédiaire, tandis que celles des pays à revenu élevé sont utilisées dans le cadre de la catégorie mondiale couvrant des pays de plusieurs régions géographiques.

Rédigé par l’OMS, la London School of Hygiene & Tropical Medicine et le Conseil sud-africain de la recherche médicale, le rapport présente la première analyse et synthèse systématiques au niveau mondial de données scientifiques sur la prévalence de ces deux formes de violence à l’encontre des femmes.

La violence à l’encontre des femmes de la Région européenne

Le rapport révèle également qu’au cours de leur vie, ... :

  • 25,4 % des femmes de la Région européenne subissent des violences physiques et/ou sexuelles par un partenaire intime ;
  • 5,2 % des femmes de la Région subissent des violences sexuelles par une personne autre que leur partenaire.

« Les résultats de cette étude envoient un message fort : la violence à l’encontre des femmes est un problème mondial de santé publique d’ampleur épidémique », a déclaré le docteur Margaret Chan, directeur général de l’OMS. « Nous constatons également que les systèmes de santé du monde peuvent et doivent en faire plus pour les femmes victimes de violences. »

Le rapport met aussi en évidence l’impact de la violence sur la santé physique et mentale des femmes.

L’OMS a également publié des lignes directrices cliniques et stratégiques sur la violence à l’encontre des femmes à l’adresse du secteur de la santé. Celles-ci relèvent qu’il est important de former les agents de santé de toutes les catégories à reconnaître quand les femmes sont exposées à la violence du partenaire et à leur apporter une réponse adaptée.