L’OMS améliore la préparation et la riposte aux catastrophes naturelles

WHO

Le tremblement de terre qui a frappé la région du Latium (Italie) le 24 août 2016 a provoqué des dégâts étendus.

Les catastrophes naturelles peuvent frapper n’importe où, avec peu ou pas de signes précurseurs, et provoquer la désolation au sein d’une communauté tout entière. Le tremblement de terre qui a touché l’Italie centrale la semaine dernière et l’inondation qui a affecté l’ex-République yougoslave de Macédoine le mois dernier sont 2 exemples de catastrophes naturelles pouvant survenir dans la Région européenne de l’OMS.

Selon les statistiques de la base de données internationale sur les catastrophes du Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes (CRED), il y a eu plus de 1 300 catastrophes naturelles dans la Région entre 1990 et 2015. Celles-ci ont éprouvé plus de 30 millions de personnes et fait plus de 150 000 victimes. Les tremblements de terre, inondations et vagues de chaleur ont un impact immédiat et durable sur la vie et la santé des populations. L’OMS/Europe apporte une aide aux pays touchés, dans l’urgence, durant la phase des secours et, à plus long terme, au cours du processus de relèvement. Dans ce deuxième article d’une série consacrée à la réaction humanitaire – à des événements tels que les inondations, les tremblements de terre, les vagues de chaleur, les accidents nucléaires et les conflits armés – nous nous penchons sur les activités menées par l’OMS/Europe pour la préparation et la riposte aux catastrophes naturelles.

Le rôle de l’OMS avant, pendant et après les catastrophes naturelles

Le nouveau Programme de gestion des situations d’urgence permet à l’OMS/Europe de mieux aider les pays à développer leurs capacités de gestion des risques entraînés par les situations d’urgence sanitaire provoquées par toutes sortes de périls, dont les catastrophes naturelles. Lorsque les capacités nationales sont sollicitées à l’excès, l’OMS/Europe peut coordonner la riposte sanitaire internationale afin de porter secours aux personnes affectées et d’assurer une reprise.

« Grâce au renforcement de notre rôle opérationnel, nous pouvons être présents lorsque les pays ont besoin d’aide en réaction à une catastrophe. Nous pouvons distribuer des fournitures médicales et du matériel, émettre des recommandations techniques et des avis de santé publique, et mobiliser rapidement notre infrastructure existante aux niveaux national, régional et mondial », déclare le docteur Nedret Emiroglu, directrice de la Division des situations d’urgence sanitaire et des maladies transmissibles à l’OMS/Europe.

Grâce à une structure identique dans toute la Région (budget et mécanisme de planification uniques, personnel identique utilisant les mêmes normes et procédures, responsabilités clairement définies), le nouveau Programme de gestion des situations d’urgence garantit une réaction coordonnée pour les personnes courant un risque d’exposition à une situation d’urgence sanitaire ou affectées par cette situation. Ce programme s’appuie sur la maîtrise et l’expérience de l’OMS/Europe en matière de réaction à des crises humanitaires dans la Région, y compris par des interventions sur le terrain.

Réaction internationale aux inondations

Les interventions menées durant les graves inondations qui ont touché la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et la Serbie en mai 2014 constituent l’exemple le plus récent de réaction internationale à ce type d’événement. Immédiatement après les inondations, l’OMS/Europe a déployé des experts des situations d’urgence, de l’environnement et des communications, et aidé les autorités locales de la santé par les moyens suivants :

  • l’expédition de kits sanitaires d’urgence contenant des médicaments essentiels et des fournitures de base ;
  • une mobilisation de fonds ;
  • le déploiement d’équipements pour la purification de l’eau ;
  • la formulation de conseils de santé publique à l’adresse des communautés touchées ;
  • l’estimation des besoins après la catastrophe.

Résilience et sécurité des hôpitaux

Les bases d’une réaction d’urgence doivent être jetées longtemps avant que la catastrophe ne survienne. L’OMS/Europe travaille avec les pays pour la préparation aux catastrophes naturelles dans le cadre du Règlement sanitaire international et collabore au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe.

Un élément essentiel de ce travail est de garantir que les services de santé, y compris les hôpitaux, soient prêts et aptes à réagir en cas de catastrophe ou de crise. Ces 2 dernières années, quelque 70 hôpitaux de la Région ont fait l’objet d’une évaluation grâce à l’indice révisé de sécurité hospitalière de l’OMS. En juin 2015, l’Ouzbékistan a été l’un des premiers pays au monde à être soumis à ce type d’évaluation. La République de Moldova applique cet outil révisé à ses 68 hôpitaux publics afin de comparer les progrès accomplis depuis l’évaluation qui y a été réalisée avec une version antérieure, en 2010.

Après évaluation, chaque hôpital se voit remettre des recommandations détaillées, par exemple au sujet de l’amélioration de la sécurité des structures et infrastructures, et de la formation du personnel clé à la préparation aux situations d’urgence. L’OMS apporte une aide technique afin d’élaborer et de mettre en œuvre les plans d’action nécessaires. Cette année, 9 pays de la Région bénéficieront d’une formation à l’utilisation de cet outil.

Renforcement de la préparation et de l’intervention en cas d’urgence

L’OMS/Europe est déterminée à mettre en œuvre le nouveau programme de gestion des situations d’urgence sanitaire et collaborera avec les États membres afin de se préparer et de réagir aux situations d’urgence sanitaire provoquées par tout type de péril. Cela permettra d’assurer une intervention efficace, efficiente et rapide pendant les catastrophes naturelles, de manière à sauver des vies et à alléger les souffrances. Une consultation informelle sur le programme de gestion des situations d’urgence sanitaire aura lieu avant la soixante-sixième session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe.