Collaboration multisectorielle

WHO

Le Règlement sanitaire international (RSI) envisage l’adoption d’une approche (article 4 et annexe 1, paragraphe A. 6.) impliquant les secteurs concernés des autorités nationales des États membres qui contribuent à la détection et à l’évaluation d’événements susceptibles de constituer une urgence de santé publique de portée internationale, ainsi qu’à la mise en œuvre d’interventions à leur encontre. Un rapport sur l’application du RSI (document A65/17) présenté à la Soixante-cinquième Assemblée mondiale de la santé souligne la nécessité « d’attirer l’attention d’autres secteurs concernés par l’application du Règlement en général », étant donné que « le Règlement sanitaire international (2005) n’est pas assez bien connu dans tous les secteurs ». En ce qui concerne la Région européenne, le rapport stipule qu’il faut améliorer la coordination multisectorielle et la coordination entre les points d’entrée et les instances nationales. La résolution WHA65.23 invite par conséquent les États parties à renforcer la coordination et la collaboration au niveau multisectoriel, et l’OMS à promouvoir l’engagement auprès des organisations internationales et des parties prenantes concernées.

De nombreux secteurs peuvent contribuer à l’application efficace du RSI.

  • Les secteurs agricole et vétérinaire s’occupent de santé animale, de l’interface homme-animal et de la sécurité sanitaire des aliments, autant de domaines qui influent sur la santé publique. L’OMS a mis en place, conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un projet en vue de traiter ces questions.
  • Dans le secteur de l’éducation, certaines instances de santé publique utilisent les données relatives à l’absentéisme scolaire comme indicateur d’activité des maladies dans la population générale.
  • Dans certains pays, les secteurs des affaires intérieures et des situations d’urgence peuvent s’avérer déterminants dans la coordination des interventions.
  • Dans le secteur de la défense, à l’exception du rôle habituel de l’armée en cas de catastrophe (sécurité et logistique), les services de santé militaire disposent de capacités uniques qui doivent contribuer à la santé publique mondiale dans le cadre du RSI.

L’OMS fournit des ressources de formation dans le domaine du RSI.