Flambée épidémique causée par ECEH : 9e bulletin

Cette flambée épidémique reste essentiellement centrée en Allemagne. Les chercheurs continuent d'étudier la nature du sérotype inhabituel de la bactérie Escherichia coli et la source de celle-ci.

Syndrome hémolytique et urémique (SHU)

Au 5 juin à 15 h 00 HEC, l'Allemagne avait signalé 630 cas de SHU (dont 15 cas mortels), soit 3 cas de plus que la veille. 70 % des cas touchaient des femmes et 89 % des adultes âgés de 20 ans ou plus. Les taux d'atteinte les plus élevés pour 100 000 habitants se situent dans la tranche d'âge des 20 à 49 ans. Ces cas se sont déclarés entre le 1er mai et le 2 juin.

Escherichia coli entérohémorragique (ECEH)

Au 5 juin à 15 h 00 HEC, 1601 cas d'infections à ECEH (sans SHU) avaient été signalés en Allemagne (dont 6 cas mortels), soit 65 cas de plus que la veille. 62 % des cas concernaient des femmes et 88 % des personnes âgées de 20 ans ou plus. Ces cas se sont déclarés entre le 1er mai et le 3 juin.

En raison des retards accusés dans la notification et la transmission d'informations, la diminution observée du nombre de cas notifiés depuis le 23 mai ne peut pas être considérée comme une preuve de diminution de l'activité épidémique.

Autres pays

Au 5 juin à 18 h 00 HEC, 12 autres pays européens avaient signalé un total de 31 cas de SHU (dont 1 mortel) et 73 cas d'infection à ECEH (sans cas mortel).

 
Pays SHU
ECEH
Autriche 0
2
Danemark 7 11
Espagne 1 1
France 0
10
Luxembourg 0
1
Norvège 0 1
Pays-Bas 4 4
Pologne 1
0
République tchèque 0 1
Royaume-Uni 3 8
Suède 15 31
Suisse 0 3

En outre, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta (États-Unis d'Amérique) avaient déjà publié des informations sur 2 cas de SHU apparus aux États-Unis, provoqués par cette même flambée épidémique.

Tous les cas de SHU et d'infection à ECEH mentionnés ci-dessus, sauf un, concernaient des personnes ayant voyagé ou vécu en Allemagne pendant la période d'incubation de l'infection, qui est généralement de 3 à 4 jours après exposition à l'agent pathogène (mais peut durer 2 à 10 jours). Les analyses en laboratoire confirment qu'un nombre croissant de cas sont imputables à un ECEH de sérotype O104:H4, ou plus précisément à une souche de E. coli entéroaggrégatif producteur de vérotoxines (EAggEC VTEC) O104:H4.

Les enquêtes se poursuivent pour déterminer la source de la flambée épidémique.

Remarque

L'infection à ECEH et le SHU sont classés chacun dans leur propre catégorie de notification, de sorte qu'il ne devrait pas y avoir de doublon dans le nombre de cas. Cependant, lors de toute flambée épidémique en évolution rapide, les statistiques sont provisoires et sujettes à modification, et ce pour des raisons diverses.