Coordination intersectorielle et lutte contre les maladies aux points d’entrée : des mesures essentielles pour prévenir et maîtriser les crises sanitaires

WHO/Cristiana Salvi

Réunion des points focaux nationaux pour le RSI en février 2013. Photo : OMS/Cristiana Salvi

Les pays européens considèrent comme fondamentales la coordination intersectorielle et la lutte contre les maladies dans les aéroports internationaux, dans les ports et aux postes-frontières (points d’entrée) pour assurer l’application efficace du Règlement sanitaire international (RSI). De telles mesures aideront à prévenir et à maîtriser les crises sanitaires, comme la pandémie de grippe et les récentes flambées épidémiques de maladies d’origine alimentaire et de rougeole affectant de nombreux pays européens.

Telle était la principale conclusion de la réunion organisée les 26 et 27 février 2013 à Luxembourg, et à laquelle ont assisté plus de 100 participants de 50 États parties au RSI. À cette occasion, ces derniers ont abordé les réalisations et les défis à relever dans la Région européenne de l’OMS en vue d’améliorer la préparation et l’intervention en cas de crises sanitaires en vertu du RSI.

La réunion a porté sur le RSI en tant que responsabilité collective en vue de promouvoir la sécurité sanitaire mondiale, notamment la préparation et l’intervention en cas de crise. Elle s’inscrit dans le cadre d’une série mondiale de réunions sur l’application du RSI organisée dans toutes les Régions de l’OMS.

La première journée était particulièrement destinée aux décideurs de haut rang des ministères de la Santé, et visait à dresser le bilan du processus d’application cinq ans après l’entrée en vigueur du RSI. Lors de la deuxième journée, les participants ont examiné plus en profondeur des questions relatives aux capacités techniques, notamment la gestion des événements, l’évaluation des risques et la communication en cas de crise.

RSI : au-delà du secteur de la santé

En raison de sa dimension intersectorielle, les participants ont plaidé en faveur d’une plus grande promotion du RSI au-delà du secteur de la santé, tant au niveau national qu’international. Les participants ont appuyé l’approche « d’une seule santé » pour prévenir les maladies chez les animaux et réduire ainsi les maladies humaines d’origine animale. En outre, ils ont préconisé la normalisation de la lutte contre les maladies aux points d’entrée (par exemple, les maladies véhiculées par les insectes). Il s’agit d’un véritable défi pour la Région européenne qui est une plaque tournante pour le transport international des personnes et des marchandises, et dont les contrôles frontaliers sont soumis à des dispositions particulièrement diverses.

Appliquer le RSI en partenariat

Les participants à la réunion considèrent que les partenariats constituent un élément fondamental de l’application efficace du RSI dans un monde mondialisé et interdépendant.

La collaboration étroite entretenue entre, d’une part, l’OMS et, d’autre part, la Commission européenne (CE) et les agences de l’Union européenne (UE), telles que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), est une composante essentielle de la sécurité sanitaire de nombreux pays de la Région. En outre, l’assistance mutuelle entre les pays, comme l’exige le RSI, se traduit par des projets concrets au niveau bilatéral afin de soutenir l’application du Règlement dans la Région.

Exercices de simulation : l’aide de l’OMS

Les pays ont demandé l’appui de l’OMS afin de tester les mécanismes existants en vertu du RSI, de renforcer ainsi les compétences du personnel dans divers domaines et de faire participer d’autres secteurs. Ils se sont félicités du soutien d’experts et de l’aide financière apportés par d’autres pays et bailleurs de fonds en vue d’harmoniser les capacités et de procéder à un échange de meilleures pratiques dans l’application du RSI au niveau régional.

Réunion des points focaux pour le RSI

La CE a accueilli la première réunion des points focaux nationaux européens pour le RSI en cinq ans, qui a eu lieu juste après celle des points de contact pour le Système d’alerte précoce et de réaction (SAPR). L’OMS/Europe a organisé l’événement avec le soutien de l’Allemagne, de la CE et du Royaume-Uni, en étroite collaboration avec le Siège de l’OMS et avec la participation de quatre bureaux de pays de l’OMS.