Plusieurs cas confirmés de chikungunya en France

La transmission locale du chikungunya a été attestée dans le Sud-Est de la France, avec 4 cas diagnostiqués dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur au 23 août 2017. On compte en outre 1 cas probable et 8 cas suspects.

Si ce ne sont pas les premiers cas de chikungunya notifiés en France, il s’agit d’une maladie émergente en Europe du Sud, et l’on ne s’attend pas à observer une flambée épidémique. Le moustique vecteur de la maladie, Aedes albopictus, est en train de s’établir dans une grande partie du bassin méditerranéen et au-delà.

L’action de santé publique

Les autorités françaises ont notamment pris les mesures suivantes conformément au plan d’action national :

  • mesures de lutte antivectorielle autour du domicile et du lieu de travail des patients ;
  • analyse de sang pour tout cas suspect ;
  • communication sur le risque, coordonnée par l’Agence régionale de santé.

L’OMS a évalué cette flambée et conclu qu’il existe un risque potentiel de propagation internationale. Les infections asymptomatiques par le virus du chikungunya peuvent passer inaperçues et donc accroître le risque de propagation.

L’OMS conseille non seulement aux personnes qui voyagent dans cette région de France de se protéger des piqûres de moustique, mais aussi d’appliquer des mesures de lutte antivectorielle et de sécurité transfusionnelle.