Par-delà les frontières, l’OMS expédie un volume record de fournitures médicales dans le nord-ouest de la République arabe syrienne

WHO/L. Mackenzie

5 octobre 2018 – En septembre 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a approvisionné près de 180 établissements de santé du nord-ouest de la République arabe syrienne en fournitures médicales essentielles, pour un total de plus de 104 tonnes d’une valeur de 1,3 million de dollars des États-Unis. Il s’agit de l’un des plus gros envois mensuels effectué cette année à partir de son centre opérationnel de Turquie pour parer à toute intensification éventuelle des hostilités.

Grâce à ces fournitures, les établissements de santé seront en mesure d’assurer environ 677 000 traitements médicaux, notamment en chirurgie et en traumatologie, ainsi que dans le domaine des maladies transmissibles ou non. Les fournitures médicales permettent aux établissements de santé de se maintenir en activité et de continuer à fournir des services médicaux aux patients souffrant de traumatismes ou nécessitant des soins de santé primaires.

« Avoir régulièrement accès à des fournitures médicales permet aux établissements de santé de dispenser des services de santé et des soins médicaux salvateurs. L’OMS est déterminée à travailler avec des partenaires et des donateurs pour faire en sorte que les ressources sanitaires disponibles atteignent les plus vulnérables de ceux qui en ont besoin », déclare le docteur Annette Heinzelmann, coordinatrice pour les situations d’urgence de l’OMS à Gaziantep (Turquie).

Une ligne de ravitaillement régulière est indispensable pour assurer la continuité des services

Grâce à un système de distribution mensuelle depuis la Turquie jusque dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, le centre opérationnel de l’OMS à Gaziantep introduit régulièrement dans la chaîne d’approvisionnement des médicaments et des trousses et fournitures médicales de première nécessité, dont les quantités sont constamment ajustées en fonction des besoins signalés par les partenaires de l’OMS et établis par le biais d’évaluations. Il s’agit actuellement de l’itinéraire le plus sûr et le plus rapide pour l’acheminement de fournitures dans cette région, et une ligne d’approvisionnement permanente et efficace depuis l’autre côté de la frontière s’est avérée essentielle pour apporter une aide humanitaire. De nombreuses difficultés persistent, comme la sécurité vacillante, l’accès intermittent ou entravé et les attaques contre les dispositifs sanitaires.

« Nos partenaires en République arabe syrienne s’adaptent constamment au contexte changeant, et nous devons les soutenir par tous les moyens possibles pour garantir l’accès aux soins de santé », déclare le docteur Jorge Martinez, coordinateur du groupe de responsabilité sectorielle Santé pour les opérations transfrontalières. « Il est essentiel que nous coordonnions nos efforts et travaillions de concert pour nous assurer que les fournitures sont employées de manière efficiente, afin d’éviter des lacunes ou des doubles emplois dans les services. »

Une même réaction au départ de 2 centres

Étant donné la nature du conflit, il est essentiel d’établir diverses voies d’accès aux zones touchées par les hostilités pour desservir près de 3 millions de personnes vivant dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, notamment à Idleb et dans les quartiers ouest d’Alep, nord d’Hama et est de Lattaquié.

Avec ses partenaires, l’OMS, qui coordonne ses opérations au nord-ouest de la République arabe syrienne à partir de ses 2 centres opérationnels de Damas (République arabe syrienne) et de Gaziantep (Turquie), a fourni plus de 407 tonnes de médicaments et de kits médicaux, afin de dispenser plus de 3,9 millions de traitements depuis le début de l’année dans le nord-ouest de la République arabe syrienne.

Les activités transfrontalières de l’OMS sont soutenues par le ministère britannique du Développement international, le Service de l’Union européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile, le fonds commun du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, l’Agence des États-Unis pour le développement international et les gouvernements du Japon, de la Norvège et de la Suède.