Les pays contribuent au plan d’action contre les maladies non transmissibles

WHO

Participants à la Consultation sur le plan d’action en vue de la mise en œuvre de la Stratégie européenne contre les maladies non transmissibles (prévention et lutte), Copenhague (Danemark), 18 mars 2011. Photo: WHO/Oluf Christoffersen

Les professionnels de santé ont certes l’habitude de s’occuper des malades, mais pour réduire les principales causes de mortalité dans la Région européenne, à savoir les maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires et le cancer, le secteur de la santé doit aussi changer le comportement des bien portants. Des représentants de 36 pays de la Région européenne de l’OMS se sont réunis à Copenhague les 18 et 19 mars 2011 pour formuler un plan d’action efficace de cinq ans en vue de lutter contre les maladies non transmissibles.

Les bases factuelles ne laissent aucune ambiguïté quant aux mesures à prendre, et le plan d’action en cours d’élaboration doit par conséquent suivre une approche coordonnée et fondée sur ces éléments de preuve. Un ensemble de problèmes prioritaires ont été identifiés pour toutes les maladies non transmissibles. Il s’agit d’objectifs qui peuvent raisonnablement être atteints dans les cinq prochaines années, au gré de la mise en œuvre efficace des politiques. Ces objectifs sont notamment les suivants :

  • en ce qui concerne le tabagisme et la consommation d’alcool, priorité à la politique fiscale et à l’application de la Convention-cadre sur la lutte antitabac ;
  • réduction de la consommation de sel de 3 g en vue de réduire l’incidence des crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux chez tous les groupes d’âge ;
  • élimination des matières grasses trans et réduction des graisses saturées ;
  • dans le secteur des transports, promotion de l’activité physique.

Focus sur les bien portants

Lors de la réunion, Karl Andersen, professeur de cardiologie à l’Université d’Islande, a présenté des informations factuelles collectées en Islande, et prouvant que l’action sur les facteurs de risque avait entraîné une baisse de 80 % de la mortalité due aux cardiopathies ischémiques, contre 25 % seulement en cas de traitement thérapeutique. Ces résultats pourraient être extrapolés à l’ensemble de la Région européenne. Ils montrent en effet que les pays peuvent exercer un impact énorme sur la santé en visant les bien portants et les quatre principaux facteurs de risque, à savoir le tabagisme, la consommation d’alcool, l’alimentation et la sédentarité.

Les maladies non transmissibles au cœur du programme d’action sanitaire international

Une conférence ministérielle mondiale sur les maladies non transmissibles aura lieu à Moscou (Fédération de Russie), fin avril 2011, et le sujet sera traité à nouveau lors d’une réunion de haut niveau des Nations Unies organisée à New York (États-Unis), en septembre 2011.