Accord sur un cadre de suivi visant à évaluer les progrès dans la lutte contre les maladies non transmissibles

La semaine dernière, les États membres de l'OMS ont convenu, au terme de trois jours de discussion, d'un cadre mondial de suivi pour la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles, dont le cancer, le diabète, les maladies cardiaques et les affections pulmonaires chroniques. Le cadre met l'accent sur les initiatives visant à examiner et à évaluer :

  • les progrès accomplis en matière de réduction de la morbidité et de la mortalité associées ;
  • la réduction de l'exposition aux principaux facteurs de risque des maladies non transmissibles, dont le tabagisme, l'usage nocif de l'alcool, l'alimentation déséquilibrée et la sédentarité ;
  • les interventions des systèmes de santé nationaux.

9 cibles volontaires à l'échelle mondiale et 25 indicateurs

Les 9 cibles volontaires à l'échelle mondiale sont les suivantes :

  • lutter contre la mortalité prématurée imputable aux maladies non transmissibles ;
  • lutter contre l'usage nocif de l'alcool, le tabagisme, la sédentarité, l'apport en sel/sodium, l'hypertension, le diabète et l'obésité ;
  • promouvoir la pharmacothérapie et les activités de conseil, ainsi que les médicaments et les technologies pour lutter contre les maladies non transmissibles.

Les 25 indicateurs seront utilisés pour mesurer la mortalité prématurée ; l'incidence du cancer ;l'usage nocif de l'alcool ; la faible consommation de fruits et de légumes ; l'excès pondéral et l'obésité ; la sédentarité ; l'hyperglycémie ; l'hypertension et l'hypercholestérolémie totale ; l'apport de sel/sodium ; le tabagisme ; l'apport en graisses ; le dépistage du cancer du col de l'utérus ; la chimioprophylaxie et les activités de conseil pour prévenir les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux ; les médicaments et technologies essentiels contre les maladies non transmissibles ; les soins palliatifs ; les politiques visant à réduire le marketing des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées auprès des enfants ; la vaccination contre l'hépatite B ; les politiques visant à éliminer les huiles végétales partiellement hydrogénées de l’alimentation ; et la vaccination contre le papillomavirus humain.

Un important soutien politique au niveau international

L'élaboration du cadre par l'OMS a été convenue en septembre 2011 à l'occasion de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et constitue une étape vers la formulation d'un plan d'action mondial pour la période 2013-2020.

La réunion de Genève (Suisse) a été présidée par le docteur Bjørn-Inge Larsen (Norvège), et a réuni des représentants de 119 États membres de l'OMS, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de 17 organisations non gouvernementales.