Journée mondiale de la santé mentale – focus sur la dépression

WHO

Cette année, la Journée mondiale de la santé mentale marquera également le lancement de la campagne de l’OMS à l’occasion de la Journée mondiale de la santé 2017 placée sous le thème : « Dépression : parlons-en ». Si la dépression peut être traitée, environ 50 % des cas de dépression majeure ne le sont toujours pas. La dépression représente un grand défi pour tous les systèmes de santé de la Région européenne de l’OMS. Ses importants coûts personnels, sociaux et économiques, ainsi que la proportion élevée de personnes non traitées et ce, malgré l’offre de soins efficaces et peu onéreux, témoignent de la nécessité de relever ce défi.

Le Royaume-Uni possède une expérience dans le traitement de la dépression grâce à la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), une thérapie par la parole afin de traiter la dépression et l’anxiété, et cette initiative efficace peut être appliquée à de nombreux pays. La TCC utilise une approche structurée qui aide les individus à changer leur mode de pensée et de comportement, de manière à mieux gérer l’anxiété et la dépression.

Les services de thérapie par la parole en Angleterre

En 2008, l’Angleterre a significativement développé la prestation de la thérapie par la parole fondée sur des bases factuelles et ciblant les personnes atteintes de dépression et d’anxiété, dans le cadre d’un vaste programme financé par le Service national de santé et visant l’amélioration de l’accès aux thérapies psychologiques. En 2012, le programme a traité plus de 1 million de personnes, parmi lesquelles 680 000 ont terminé le cycle complet du traitement : comme on pouvait s’y attendre sur la base des données de la recherche réalisée dans ce domaine, les taux de guérison de ces 680 000 patients ont constamment dépassé les 45 %.

Un nombre total de 4 000 nouveaux praticiens a été formé à l’administration des différents types de thérapie par la parole conformément à un programme de formation et un système d’assurance qualité convenus au niveau national. Il est amplement prouvé que la TCC est aussi efficace que les antidépresseurs dans le traitement de la dépression.

L’application de cette thérapie a permis de générer des gains économiques concrets en termes d’obtention d’emplois et de maintien en poste, dans la mesure où plus de 45 000 personnes ont ainsi cessé de percevoir des allocations sociales ou des indemnités de maladie. La situation sanitaire s’est également améliorée : les taux de guérison sont en effet passés de 16 % la première année à 45 % la troisième année.

Le financement du service se poursuit, et ce dernier englobe désormais les enfants et les jeunes, les personnes atteintes d’une maladie mentale grave ainsi que les personnes souffrant de maladies non transmissibles comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.