Maladie physique chronique et santé mentale

iStockphoto

Chez les personnes souffrant de maladies chroniques, les taux de dépression et d’anxiété tendent à être très supérieurs à la moyenne. Rendre ces personnes plus autonomes est un premier pas vers une meilleure santé mentale. (Photo: iStock photo)

Autonomiser les personnes souffrant d’affections physiques chroniques pour améliorer leur santé mentale

La Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre 2010, met l’accent sur les rapports entre santé mentale et affections physiques chroniques. Dans le monde entier, les troubles mentaux et autres pathologies chroniques sont la principale cause de décès et d’incapacité. On estime que les maladies non transmissibles – notamment les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le diabète, les maladies respiratoires et les troubles mentaux – interviennent pour 86 % des décès et 77 % de la charge de morbidité dans la Région européenne de l’OMS. La mauvaise santé mentale va souvent de pair avec la maladie chronique.

La compréhension des rapports entre maladies non transmissibles et santé mentale a considérablement progressé au cours des deux dernières décennies. On sait désormais que, chez les personnes atteintes de maladies non transmissibles, les taux de dépression et d’anxiété sont très supérieurs à ceux de la population générale. Chez ces personnes, la dépression grave alourdit la charge de leurs pathologies et de leurs symptômes physiques, aggrave leur déficience fonctionnelle et majore les frais médicaux.

Évolution récente des soins chroniques, l’autonomisation du malade commence à constituer un élément essentiel de la prise en charge des maladies non transmissibles. Les rôles respectifs des malades et des professionnels de santé sont en train d’évoluer de manière à placer le malade au centre de la prise en charge de la maladie. L’autonomisation du malade vise à favoriser des rapports de partenariat entre malades et soignants, à renforcer les stratégies de soins autoadministrés des malades, des familles et des collectivités, et à améliorer la qualité de vie des malades. L’autonomisation des malades, la connaissance des problèmes de santé et les droits des malades font partie de la nouvelle stratégie intégrée de l’OMS/Europe pour la prévention des maladies.

Plus tard en octobre, l’OMS/Europe, en partenariat avec la Direction générale de la santé et de la protection des consommateurs de la Commission européenne, tiendra une réunion de responsables sur l’autonomisation en santé mentale, qui sera accueillie à Louvain (Belgique), les 27 et 28 octobre, par la Fédération européenne des associations de familles de malades psychiques (EUFAMI). Cette manifestation réunira des champions locaux et nationaux de l’autonomisation et des représentants des autorités afin de débattre des possibilités concrètes qui s’offrent d’autonomiser les utilisateurs de services et leur famille ainsi que les soignants, et de donner des exemples de bonnes pratiques.